Scène d’hystérie au Parlement : Ulrich Siegmund fait exploser Sebastian Striegel (Les Verts) avec des révélations sur la bureaucratie de l’UE

Le Landtag de Saxe-Anhalt a été le théâtre d’une confrontation d’une rare intensité. Ce qui devait être un débat parlementaire classique sur les politiques européennes a viré à l’affrontement personnel lorsque Ulrich Siegmund, figure de proue de l’AfD, a pris la parole. En quelques minutes, Siegmund a réussi à pousser Sebastian Striegel, le chef de file des Verts, dans une colère noire, forçant même le président de séance à intervenir pour rétablir l’ordre. Au cœur de cette tempête : une critique acerbe de la bureaucratie bruxelloise et des révélations financières qui font trembler les “vieux partis”.

La “folie des concombres” contre les vrais problèmes

Ulrich Siegmund a ouvert les hostilités en utilisant l’exemple, certes ancien mais symbolique, de la “réglementation européenne sur la courbure des concombres”. Bien que cette directive ait été abrogée en 2009, Siegmund l’a invoquée comme la métaphore parfaite d’une Union européenne déconnectée des réalités nationales et obsédée par l’hyper-régulation.

“Monsieur Striegel, vous avez le nez plongé dans vos règlements sur les concombres et vous n’avez plus aucun regard pour les véritables problèmes de ce pays”, a lancé Siegmund. Cette pique a immédiatement provoqué l’ire de Striegel, qui a tenté de contester l’argument par une intervention technique sur les normes de calibrage actuelles demandées par le commerce. Pour Siegmund, la réponse de son opposant est l’aveu même de son échec : “Pendant que vous vous occupez de la courbure des légumes, nous nous occupons de sauver l’Allemagne.”

Le gouffre financier : 1000 milliards d’euros de dettes

Au-delà de l’anecdote maraîchère, le discours de Siegmund a frappé là où cela fait mal : le portefeuille des contribuables. Il a rappelé que l’Allemagne verse chaque année 13 milliards d’euros de plus au budget de l’UE qu’elle n’en reçoit en retour. Il a fustigé l’hypocrisie des élus qui se font photographier devant des pistes cyclables financées par des “fonds européens”, omettant de préciser qu’il s’agit de l’argent des impôts allemands dont seule une fraction revient au pays après avoir été ponctionnée par la bureaucratie de Bruxelles.

Plus grave encore, Siegmund a évoqué les “soldes Target 2” de la Banque centrale européenne auprès de la Bundesbank, des dettes qui dépassent désormais les 1000 milliards d’euros. “Personne dans cette salle ne croit sérieusement que cet argent reviendra un jour. Il est perdu”, a-t-il asséné sous les rires nerveux de la CDU et du SPD.

Accusations d’anti-démocratie et vision 2026

Le ton est monté d’un cran lorsque Sebastian Striegel a interrompu Siegmund pour qualifier ses contacts diplomatiques (notamment aux USA) de “trahison à la démocratie”. La réplique de Siegmund a été immédiate : “Monsieur Striegel, vous n’avez rien à voir avec la démocratie. Vous voulez interdire la force politique la plus puissante du pays selon les sondages. C’est vous qui êtes un anti-démocrate.”

Siegmund a conclu son intervention en traçant les contours de sa “Vision 2026” : une Europe composée de nations souveraines et fières, collaborant sur une base commerciale et de paix, sans diktats idéologiques. Il prône un retour à la “stabilité politique” et à une diplomatie d’égal à égal avec les grandes puissances comme les USA, la Russie et la Chine pour garantir une énergie et des matières premières bon marché. Une vision qui, à en juger par la réaction éruptive de ses opposants, semble toucher un nerf très sensible au sein de l’échiquier politique allemand.