Ulrich Siegmund fait trembler le Landtag : Les chiffres chocs du “Bürgergeld” et la faillite annoncée du système social allemand

L’ambiance était électrique au Landtag de Saxe-Anhalt lors de la dernière intervention d’Ulrich Siegmund. Le leader de l’AfD n’a pas seulement pris la parole ; il a littéralement mis à nu les failles béantes d’un système social qu’il juge au bord de l’implosion. Dans un discours de 10 minutes qui a laissé les rangs du SPD et de la CDU dans un silence de plomb, Siegmund a pointé du doigt ce qu’il appelle “l’éléphant dans la pièce” : un gouffre financier de 10 milliards d’euros qui menace directement la stabilité des caisses d’assurance maladie et, par extension, le pouvoir d’achat de chaque citoyen allemand.

Le “Delta” de 10 milliards : Pourquoi votre assurance maladie explose

Au cœur de l’argumentation d’Ulrich Siegmund se trouve le conflit juridique opposant les caisses d’assurance maladie (GKV) à l’État fédéral. La raison ? L’État ne verse que 133 euros par mois par bénéficiaire du “Bürgergeld” (revenu citoyen), alors que les coûts réels de santé s’élèvent en moyenne à 311 euros par personne. Ce “Delta” de 178 euros par mois et par bénéficiaire crée un trou financier colossal.

Siegmund a martelé des chiffres qui ont glacé l’assemblée : sur les 5,2 millions de bénéficiaires du Bürgergeld en Allemagne, environ 2,6 millions n’ont pas la citoyenneté allemande. “Si l’on multiplie ces 2,6 millions de personnes par les 311 euros de frais mensuels, on arrive à 800 millions d’euros par mois, soit environ 10 milliards d’euros par an rien que pour les bénéficiaires étrangers”, a-t-il affirmé. Pour lui, ce système ne récompense plus le travail mais la passivité, agissant comme un “coup au visage” pour la population active qui voit ses cotisations grimper sans cesse.

La catastrophe démographique et l’exode des talents

L’autre volet alarmant du discours concerne l’avenir du pays. Ulrich Siegmund refuse de parler de “changement démographique”, préférant le terme de “catastrophe démographique”. Alors que la génération des baby-boomers part à la retraite, augmentant mécaniquement les besoins en soins, la base des cotisants se réduit comme peau de chagrin.

Le constat est d’autant plus sombre que l’Allemagne fait face à un exode sans précédent de ses forces vives. “300 000 citoyens allemands, pour la plupart des travailleurs hautement qualifiés, quittent le pays chaque année”, a-t-il déploré. Face à cette fuite des cerveaux, Siegmund accuse la politique de la CDU et du SPD de pousser les experts à l’étranger pour ne les voir revenir que lorsqu’ils tombent malades, surchargeant encore un système déjà exsangue.

Les 6 solutions de l’AfD pour sauver le pays

Face à ce constat de faillite, Ulrich Siegmund a mis six propositions concrètes sur la table pour amorcer une “Vision 2026” :

    Distinguer l’aide réelle de l’abus : Séparer strictement ceux qui ne peuvent pas travailler de ceux qui profitent du système par choix.

    Réviser le statut des réfugiés ukrainiens : Les réintégrer dans le régime classique de la loi sur les prestations des demandeurs d’asile pour réduire l’attractivité sociale.

    Une politique familiale agressive : Rendre les crèches et les repas scolaires gratuits pour encourager la natalité nationale.

    Stopper l’émigration : Lancer un programme de “reconquête des compétences” pour inciter les Allemands partis à l’étranger à revenir au pays.

    Réduire la bureaucratie médicale : Passer de 100 caisses d’assurance maladie à seulement 4 ou 5 structures pour réduire les coûts de gestion.

    Priorité à la prévention : Investir pour que les gens ne tombent pas malades, plutôt que de gérer uniquement la pathologie.

En conclusion, Ulrich Siegmund a averti que l’Allemagne n’avait plus le temps de se perdre en “petits arrangements” entre partis traditionnels. Pour lui, le Landtag de Saxe-Anhalt est le premier front d’une bataille pour la survie de l’État social. Un discours qui, par sa précision chirurgicale, a marqué un tournant dans le débat politique outre-Rhin.